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Contenu informatif uniquement. Les articles de Lucine présentent des données issues de la recherche scientifique publiée. Ils n’ont pas vocation à remplacer l’avis, le diagnostic ou la prescription d’un professionnel de santé. Si vous avez des inquiétudes concernant votre santé, consultez un médecin.

La progestérone au-delà de la grossesse

J’ai 27 ans, et j’ai passé 6 ans de ma vie à l’université, à étudier la biologie. Science pour la santé, physiopathologie, immunologie… je suis passé par différentes spécialités, j’ai lu des centaines d’articles, rédigé des dizaines de rapports. J’ai donc un certain bagage scientifique.

Quand je me suis sérieusement mise à la musculation, mes algorithmes m’ont bombardé de (psoeudo)coach fitness m’indiquant tout et son contraire. Là, je me suis dit que j’allais enfin me servir de ces compétences. J’allais simplement éplucher PubMed et Google search à la recherche d’articles ayant une méthodologie solide, les comparer, les critiquer, et rédiger mon propre guide. Easy. Des revues de littératures, j’en ai fait plein.

Alors oui, j’ai trouvé plein de papiers. Mais en épluchant les méthodologies, rien de collait. Les infos sur les femmes dans leur vaingtaines ne courraient pas les rues.

Un frein naturel de l’inflammation

Ici, je vais utiliser les termes « femme » et « homme » pour définir des catégories biologiques basées sur une différence chromosomique; c’est ce qui est utilise dans la littérature scientifique. La réalité biologique n’est cependant pas binaire, j’en parle ici, et le genre est une toute autre histoire, j’en parle là.

Ce que montre la recherche : les cellules NK de l’endomètre (les « natural killer » utérines) portent des récepteurs à la progestérone. Sous l’influence de cette hormone, leur comportement change radicalement — elles deviennent moins cytotoxiques et contribuent à la construction du tissu placentaire.

La chute prémenstruelle : un moment clé

Dès qu’on s’interresse à la recherche, on observe vote que les tests en laboratoires sont réalisés sur des souris males, et que les essais cliniques enrole plus facilement des hommes.

Des exemples simples: Les maladies peuvent se manifester différemment chez les hommes et les femmes. Un autre exemple concerne les infections sexuellement transmissibles, qui peuvent affecter les femmes différemment à plusieurs égards, notamment en ce qui concerne la sensibilité à l’infection, l’expression des symptômes et le risque de complications à long terme.

Parmi les hommes et les femmes qui fument le même nombre de cigarettes, les femmes présentent un risque accru de 20 % à 70 % de développer un cancer du poumon.
Il existe en effet des différences physiologiques entre les sexes.

Ce que ça éclaire sur les maladies auto-immunes

Plusieurs maladies auto-immunes — polyarthrite rhumatoïde, lupus, sclérose en plaques — présentent des fluctuations symptomatiques corrélées au cycle menstruel. La phase lutéale (haute progestérone) est souvent une période d’accalmie relative ; la phase prémenstruelle et les règles, une période d’aggravation. Cette variabilité cyclique, longtemps ignorée en clinique, commence à être prise en compte dans certains protocoles de suivi.

Sources

  1. [1] Arck PC, et al. Progesterone during pregnancy: endocrine, immune and cellular implications. Am J Obstet Gynecol. 2007;197(6 Suppl):S7-21.
  2. [2] Piccinni MP, et al. Defective production of both leukemia inhibitory factor and type 2 T-helper cytokines by decidual T cells. Nat Med. 1998;4(9):1020-1024.
  3. [3] Curry AE, et al. Progesterone receptor expression on peripheral blood NK cells in early human pregnancy. J Reprod Immunol. 2008;76(1-2):74-81.

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